André Bisaillon

 
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André Bisaillon est né le 12 octobre 1933 à Montréal. Il était l’aîné de dix enfants. Ses parents décident de l’appeler André en l’honneur du frère André, qui est, à l’époque, une grande inspiration pour les Canadiens-français.

Peu après sa naissance, un médecin de l’hôpital Sainte-Justine déclare à ses parents qu’en raison d’une maladie aux yeux, le petit André deviendra aveugle. Il n’en faut pas plus pour que son père se rende directement voir le frère André à l’oratoire Saint-Joseph. Celui-ci lui prescrit de l’huile tirée d’une lampe qui éclaire une statue de Saint-Joseph et un lot de prières à prononcer. André ne sera jamais aveugle et cette guérison est considérée dans sa famille comme un autre des miracles réalisés par le frère André. En raison de ses dons de thaumaturge, le frère André a été canonisé le 17 octobre 2010.

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D’abord établi rue Palm, dans Saint-Henri, André Bisaillon voit son destin basculer à la suite de la perte de l’emploi de son père qui souffrait de la maladie de Ménière. En 1946, la famille doit se reloger à Duhamel, un petit village situé en Outaouais, dans une maison prêtée par un oncle.

En charge de sa famille très jeune

Très tôt dans sa vie et en tant qu’aîné d’une grande fratrie, André se retrouve soutien de famille, ce qui n’était pas rare pour les adolescents et adolescentes québécois à cette époque. Il est engagé comme bûcheron à Duhamel et trime dur pour donner sa paie à ses parents. À 14 ans il se blesse à une jambe en bûchant et est opéré à froid. Aussitôt remis sur ses pattes, il retourne dans le bois. Ceux qui l’ont côtoyé se rappellent qu’il était très vaillant et avait un sens inné du devoir. Même si sa famille subsistait en cultivant un lopin de terre, en chassant et trappant ici et là, l’argent manquait à la fin du mois. La paie qu’il rapportait à sa famille était essentielle à sa survie.

En 1952, la famille d’André se retrouve à Saint-Jean-de-Matha et les temps sont encore plus durs qu’à Duhamel. Il se déniche du boulot dans la voirie grâce à un contact de son père au gouvernement de l’Union Nationale et participe à la construction de la route 131 qui contourne le village. Encore une fois, son salaire va entièrement à la famille.

Quand les Bisaillon retournent à Saint-Henri, rue Sainte-Émilie, en 1953, André trouve un emploi à la Ville de Montréal. Il y travaillera pendant 32 ans, sur des quarts de soir, de jour et même de nuit, surtout à l’Incinérateur des Carrières, dans la Petite-Patrie.

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C’est à cette époque qu’il fait connaissance de celle qui deviendra sa femme, Denise Lajeunesse. Ils se marient le 8 juin 1957. Cette union durera 59 ans. Denise et André auront deux enfants, Normand et Line, ainsi qu’une petite-fille, Julie.

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André n’a pas eu la chance d’avoir une grande éducation puisqu’il a commencé très jeune à subvenir aux besoins de ses frères et sœurs. Il ne s’exprimait pas toujours comme il aurait souhaité, mais il trouvait le moyen de témoigner à ses proches sa tendresse. Il aimait les siens, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs et éprouvait un grand plaisir à les retrouver. Il parlait parfois fort et, la plupart du temps, en gesticulant. Il n’aimait pas être contredit et que ses principes soient bousculés. C’était aussi un homme d’une grande sensibilité, il n’était pas rare de le voir pleurer.

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André était un grand amateur de hockey et de baseball, manquant peu de matchs télévisés.  Le départ des Expos en 2004 l’a vraiment attristé et, avant de mourir le 9 août 2016, il était de ceux qui se réjouissaient de l’échange de P.K. Subban. À la fin de sa vie, un peu pour reprendre la jeunesse qu’il n’avait pas vécue, il aimait jouer à des jeux vidéo de sport sur console, spectacle inusité quand il met en scène un octogénaire.

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« On s’en est bien sorti »

André Bisaillon était un fort bel homme, charmeur à ses heures. Les photos de lui dans années 1950 attestent que, même très pauvre, il était toujours d’une grande dignité et tiré à quatre épingles.

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C’était un gourmand. Il aimait la bonne bouffe, le vin, la bière et il avait un faible particulier pour le chocolat et tous ses dérivés.

Bon voyageur, il s’est prélassé sur les plages de la Floride, il a exploré l’Amérique du Sud, l’Europe, effectué des escapades sur les routes du Québec et de la Côte-Nord. Le Venezuela et la Colombie ont été les deux pays qu’il a le plus appréciés. Il était toujours partant pour de nouvelles aventures.

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André était spirituel et croyant. Le Seigneur a été son guide tout au long de sa vie, et ce jusqu’aux dernières heures avant son grand départ. Quand on est réputé pour avoir été sauvé par le frère André, ça se comprend.

Au moment où il a su qu’il avait un cancer du poumon avec des métastases, il s’est informé sur ses chances de survie. « Quelques semaines tout au plus », lui a-t-on répondu. Il a refusé les traitements, disant à son entourage qu’il avait eu une belle vie bien remplie et ne craignait pas la mort. « Le bon Dieu a besoin d’un « vidangeur » », disait-il en badinant.

Et, surtout, il portait un regard satisfait sur sa vie. « On s’en est bien sorti », a-t-il confié à sa Denise juste avant de mourir.

Hommage

Par Line Bisaillon, fille d'André Bisaillon

Hommage à André

Fils de Laurin et Adrienne, André découvre très jeune le sens du travail, d’ailleurs étant l’ainé d’une famille de 10 enfants, il doit aider à la subsistance familiale. 

Habitant à Duhamel, la vie était dure à la campagne. André est grand, fort et travaillant et il possède un sens inné du devoir. 

Lorsque la famille quitte la campagne pour Montréal, André trouve un emploi à la ville de Montréal où il y travaillera pendant 32 ans, tantôt de soir, de jour et même de nuit. 

À Saint-Henri il rencontre Denise, union qui durera 59 ans et de laquelle naît deux enfants, Normand et Line ainsi qu’une petite-fille, Julie. 

André n’a pas eu la chance d’avoir une grande éducation et ne s’exprimait pas toujours comme il aurait souhaité mais il trouvait le moyen de nous témoigner sa tendresse. 

Il aimait les siens, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs et éprouvait un grand plaisir à les retrouver. Il parlait fort et la plupart du temps les garcettes en l’air. 

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Il n’aimait pas d’être contredit ni que ses principes soient bousculés mais c’était un homme d’une grande sensibilité, il n’était pas rare de le voir pleurer. 

André était un grand amateur de hockey et de baseball, manquant peu de matchs télévisés. C’était très drôle de le voir, à son âge, s’amuser comme un gamin avec sa PlayStation. 

Le fauteuil avait intérêt à être sur roulettes. C’était un fort bel homme, charmeur à ses heures. Gourmand, il aimait la bonne bouffe, le vin, la bière et il avait un faible particulier pour le chocolat et tous ses dérivés.

Bon voyageur, il s’est prélassé sur les plages de la Floride, il a exploré l’Amérique du sud, l’Europe et effectué des escapades sur les routes du Québec et de la côté Nord. Il était toujours partant.

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André était spirituel et croyant. Le Seigneur a été son guide tout au long de sa vie et même jusqu’aux dernières heures avant son grand départ.

Merci d’avoir été dans nos vies, continue de veiller sur nous. 

Repose en paix papa, tu l’as bien mérité!

André Bisaillon | 12 octobre 1933 - 9 août 2016

Conjointe : Denise Lajeunesse
Père : Laurin Bisaillon
Mère : Adrienne Tremblay
Frères : Adrien Bisaillon, Émile Bisaillon, Pierre Bisaillon, Laurent Bisaillon
Sœurs : Louise Bisaillon, Madeleine Bisaillon, Lisette Bisaillon, Pauline Bisaillon, Hélène Bisaillon
Enfants : Normand Bisaillon, Line Bisaillon